L'ENFANT-PIAF

 

De Sarah Seignobosc

 

 

 RÉSUMÉ

À quoi ressemblerait un monde où il ne resterait plus ni enfants ni animaux, mais uniquement les traces de leur fuite ? Le spectateur-auditeur sera immergé dans les sensations perçues par une enfant à l'entrée d'une nuit vécue au clair de lune, dans une nature à la fois envoûtante et angoissante. Au lointain, les râles de la ville et sa périphérie mourante, ce qu’elle quitte du passé au lever du jour.

 

L'artiste propose une incartade enfantine et animalière hors de notre modernité construite sur l’appropriation et la conquête du vivant et dans l’arraisonnement de la nature. Un dialogue entre l’oiseau et l’enfant.

 

 

NOTE D'INTENTION

« Un symptôme de la crise du sensible (…) se manifeste par le registre auquel on cantonne les animaux (…) la grande violence invisible de notre civilisation envers eux est d’avoir fait des animaux des figures pour les enfants : s’y intéresser, ce n’est pas sérieux, c’est de la sensiblerie. C’est pour les « amis des bêtes ». C’est régressif. Nos rapports à l’animalité et aux animaux sont infantilisés, primitivisés. C’est insultant pour les animaux, et c’est insultant pour les enfants.  Notre gamme de sensibilité à l’égard des animaux est réduite à peau de chagrin : ou beauté abstraite et vague, ou figure infantile, ou objet de compassion morale. » 

 

                                   Extrait de Manières d’être vivant, Baptiste Morizot.

                                              

    Cette forme immersive aborde un des principaux enjeux de notre siècle, la Sixième Extinction, à travers la parole et le regard d’une tranche de la population particulièrement sensible aux changements et mutations, la jeunesse. 

   Influencée par les recherches menées par l’anthropologue Vinciane Despret, le philosophe écologue Baptiste Morizot  et la juriste Valérie Cabanes je propose une expérience singulière : une « machine d’enfance », une machine de guerre contre le processus d’asservissement, une machine de fuite pour inventer des issues[1].

 

Je veux donner à entendre le souffle de l’enfance, son rythme et ses interrogations concernant un monde de plus en plus déconnecté de toute interaction au vivant. Le paysage qui nous entoure est chamboulé, au même titre que nos paysages intérieurs : tout est sens dessus dessous, nous évoluons dans un printemps où les chants d’oiseaux  sont mis en sourdine  par le vacarme des activités humaines.

Sarah Seignobosc

[1] Expression définie par Gilles Deleuze et reformulé par l’artiste et théoricienne Suzanne Lafont dans son ouvrage Récits et dispositifs d’enfance.

 

                                

 

Avec  Danaé Perrin-Verstraeten, Eurydice Guillaume (en alternance)

   

                 Écriture, réalisation, mise en scène : Sarah Seignobosc                    Sound-design, montage, mixage : Vincent Monerri-Fons

Prise voix : Paolo Aldini, Studio DEESSE

Avec la participation de Tristan Plot, éducateur d'oiseau

et de Bayo, la corneille. 

Image :  Cécile Verstraeten.

 

Production : Erodium

Avec le soutien de la Maison des écritures Lombez, l'École Nationale supérieure des Arts Visuels de la Cambre et du Centre-Wallonie Bruxelles dans la cadre du dispositif "Labo_Demo".

 

Saison 2020-2021  

Installation immersive :

Le 18 novembre 2020 au Centre-Wallonie Bruxelles à Paris.

Du 14 au 16 janvier 2021 au Festival Dire 2021 (Littérature Etc., La rose des vents, scène nationale Lille Métropole Villeneuve d’Ascq).

Du 3 au 7 février 2021 au Festival Longueur d'ondes à Brest. 

Saison 2021-2022

Développement de l'écriture du spectacle :

Résidence Wallonie-Bruxelles à La Chartreuse de Villeneuve LeZ Avignon : bourse d'écriture théâtrale octroyée par le Service Promotion des Lettres.

 

© Tous droits réservés à Erodium.
 

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