Depuis 2009, Sarah Seignobosc  mène, au sein de la cie erodium, un cycle de recherche intitulé « sphère de l’intime ». 

Partant du principe que c'est en tension avec l'extèrieur, ce qui s'offre au regard et s'affiche que l'intime semble se constituer et se définir, elle interroge, à travers le principe de représentation, la notion de spectacle qui entre dans sa composition et sa structure même ; mettant ainsi en relief les porosités évidentes entre les sphères intime, privée et publique.

 

 

ENTRE 2009 ET 2012 :

 

Sa spécificité fut de mener des adaptations pour le théâtre de textes littéraires dits « récits autobiographiques ».  En prenant comme sujet de prédilection la figure de l'écrivain, l’écriture autobiographique et autofictive constitua alors un axe fort de sa démarche artistique : ses frottements entre espace fictionnel et espace réel lui  ont permis de travailler sur 

« une esthétique du témoignage ».  

 

A travers ses spectacles, elle a interrogé la valeur éthique de ce genre, qui s'est massivement développé depuis le XXe siècle,  et qui a dynamité les représentations héritées du passé, devenues inadéquates pour rendre compte des évènements historiques et des diverses catastrophes. 

 

Si le témoignage répond à un état d'urgence et regroupe, dans sa richesse, un nombre incroyable de supports, de dispositifs, de types de discours et de stratégies déployées par le témoin pour convaincre, il est aussi symptomatique de la pauvreté d'une époque dans laquelle le prisme de l'individu a valeur de référence.

L'INTIME ET SON SPECTACLE

Entre 2009 et 2018, Sarah Seignobosc  a mèné, au sein de la cie erodium, un cycle de recherche intitulé « sphère de l’intime ». 

Partant du principe que c'est en tension avec l'extérieur, ce qui s'offre au regard et s'affiche que l'intime semble se constituer et se définir, elle a interrogé, à travers le principe de représentation, la notion de spectacle qui entre dans sa composition et sa structure même ; mettant ainsi en relief les porosités évidentes entre les sphères intime, privée et publique.

 

 

 

Entre 2009 et 2013

Sa spécificité fut de mener des adaptations pour le théâtre de textes littéraires dits « récits autobiographiques ».  En prenant comme sujet de prédilection la figure de l'écrivain, l’écriture autobiographique et autofictive constitua alors un axe fort de sa démarche artistique : ses frottements entre espace fictionnel et espace réel lui ont permis de travailler sur une esthétique du témoignage .  

 

A travers ses spectacles, elle a interrogé la valeur éthique de ce genre, qui s'est massivement développé depuis le XXe siècle,  et qui a dynamité les représentations héritées du passé, devenues inadéquates pour rendre compte des évènements historiques et des diverses catastrophes. 

 

Si le témoignage répond à un état d'urgence et regroupe, dans sa richesse, un nombre incroyable de supports, de dispositifs, de types de discours et de stratégies déployées par le témoin pour convaincre, il est aussi symptomatique de la pauvreté d'une époque dans laquelle le prisme de l'individu a valeur de référence.

Entre 2014 et 2019

Depuis 2019

 

 

« L'histoire incite nécessairement les créateurs de notre temps à penser à partir de catastrophes- guerres mondiales et génocides- inaugurales pour la raison et pour notre indispensable croyance en la légitimité et la perfectibilité de l'humanité. Mais ce désastre placé à l'orée du geste de création ne peut pas être un horizon pour l'homme. Le seul horizon raisonnable et joyeux consiste au contraire à trouver les moyens du dégagement possible, de l'échappée et de la réinvention, en pleine conscience du pire possible. Il s'agit, pour chacun, créateur ou pas, de comprendre comment édifier le bonheur à partir de notre connaissance de la catastrophe » . 

 

                                                                          L'écriture du désir, Belinda Cannone.

 

 

Sarah a abordé la notion de témoignage en s'arrêtant plus spécifiquement sur les mécanismes et le processus de la mémoire. A travers l'écriture fictionnelle, elle s'est intéressée plus particulièrement aux modalités de déconstructions des mythes.

 

 

Face à une époque qui a le vertige de l'immédiateté,  elle pense nécessaire  de prendre en compte, par la mise en place de dispositifs spécifiques, comment se restructurent, aujourd'hui, l'évasion vers l'imaginaire et la compréhension du monde actuel.

 

La rapidité des moyens de communication, la simultanéité et le temps réel impactent, en effet, sur notre perception du présent et du passé et induisent un changement de paradigme.

 

 

 

 

s’intéresse aux représentations de la nature, de l’environnement, du monde vivant non-humain et les enjeux écologiques associés à l'Anthropocène (réchauffement climatique, fragilisation des écosystèmes, disparitions de nombreuses espèces, …) n'échappent pas au champs théâtral et littéraire, puisqu'elle constituent des préoccupations majeures du XXIème siècle,  le champ littéraire n’y échappe pas.  Les différents bouleversements à l’œuvre et les changements dans la manière de considérer les manières d’habiter le monde qui en découlent : 

La sensibilisation à ces questions va de pair avec une perte de sensibilité : extinction de l'expérience de "nature", terme réducteur pour synthétiser un monde complexe

La prise de conscience des enjeux liés à l'Anthropocène  va de pair avec le constat d'une extinction de l'expérience

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